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Tout mon ciel s’embrase
En un fol éclair,
Et mon corps écrase
Ton fantôme clair.
Cesse tes alarmes,
Sèche aussi tes larmes,
Il est bien des charmes
A n’être que chair !
Tu auras le sort
Dans l’arène entière
D’une mise à mort
En pleine lumière.
Ne crains pas l’ahan,
Râle d’océan
A l’appel béant
De ta croupe altière.
Comme une démence
Une source sourd,
De ta véhémence
Je suis l’écho sourd.
En tes yeux si sombres
Lourdes sont les ombres,
Quand enfin tu sombres
Dans le demi-jour.
Puis dans les ténèbres,
En ultime effort,
D’un cri tu célèbres
Ta houle qui sort.
Puis ton cours divague
En ton regard vague,
Paisible est la vague
Et le vent s’endort.
Puis sur ma vertèbre
S’écoule et s’enfuit
Un frisson funèbre
Aux coups de minuit.
Finis ta dormance,
Mûris ma semence
Au sein du silence
Où règne ta nuit.
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