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Il n’est plus rien et doit se taire,
A peine humain quand il se terre
Comme en son trou un vieux grillon.
Il n'est qu'un être solitaire
Que le malheur sans fond atterre,
Et transparent sous son haillon.
Son univers est une tombe,
Noir éboulis du temps qui tombe.
Espère-t-il un autre sort
Quand de la nuque jusqu’aux lombes,
Au son rêvé d’étranges rhombes,
Rampe sur lui la lente mort ?
Jamais, jamais sous cette main
La femme nue, un doux chemin
Qui s’ouvre à lui plein de tendresse,
Suave odeur du blanc jasmin,
Nuit de délices vers demain
En longs murmures d'allégresse.
Rien que dégoût et que mépris
Dans les regards vers l’incompris,
Sur ce destin que pluie délave.
Sous neige et vent, les traits flétris,
Au froid matin enfin surpris,
Meurt dans sa nuit, seul, un esclave.
Sans pleurs, sans mots, dépouille infime,
Pas même un songe en grâce ultime,
Ci gît l’ilote et la victime.
S’il dort, ici, nul ne l’opprime…
Il est mésange bleue dans la blonde clairière
En sommeil,
Papillon de silence aux ailes de lumière,
Sans pareil.
Il est le ciel et le cyprès, la cime altière,
Le bel éveil
Du vent soudain, et l’âme unie dans la prière
Au soleil.
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