Dormeuse énigmatique ici gît, sculpturale…
Tu n’es plus qu’abandon en ce profond loisir,
Oublieuse en allée à son secret plaisir,
Nonchalante inconnue en sa couche tombale.
Ta béance est le seuil d’un étrange dédale
Où tâtonne et se perd mon anxieux désir,
Et du chaos des chairs que je ne peux saisir
A l’infini fuyant s’échappe ta fractale.
Je pénètre en ta nuit de mon corps éperdu,
Lorsque file la trace, au ciel inattendu,
D’étincelles en pluie où s’étoile ma voûte.
Si tu n’es ce mirage où l’invincible sort
Conspire, insidieux, à la très lente mort,
Sans tes charmes enfuis, quel amour nous envoûte ?