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Le chant s’éveille à l’aube, espérance joyeuse, Au monde toujours jeune, à l’instant éternel Qui voit l’oiseau fragile au vol intemporel Planer, miroitement dans la brise rêveuse. Sait-il, comme pensif sous son aile soyeuse, La dureté du sol malgré cet arc-en-ciel, Et le pur océan souillé par l’âcre fiel Craché de chaque soute en lave monstrueuse? Sait-il qu’il en mourra sur la plage englué Comme tant d'innocents? Jeune phoque tué, Ours abattu, sanglant, dont le grand corps se fige, Requin sans ailerons rejeté à la mer, Nul vivant, même humain, n'échappe au sort amer Que l’espèce tueuse impitoyable inflige !
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| L'oiseau |
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