Maintenant qu'il expire et se délivre enfin
D'une atroce agonie, ô la sordide épreuve,
Que tant de déchéance au plus profond t'émeuve
Car il aima la vie aux jours tissés sans fin.
Il vécut immortel au mépris du déclin
Quand la puissance en lui s'écoulait comme un fleuve,
Mais toujours ignorant d’où vient l’eau qui l’abreuve
Au moment où s'achève un destin sibyllin.
Si les ténèbres n'ont quelque dieu qui l'attend,
Quelle âme, en un soupir, indicible s’étend
Vers l'ombre d'on ne sait quelle rive incertaine ?
Son cadavre cireux et déjà menacé
Semble alors, quand l'accable une absence inhumaine,
A jamais insoluble un mystère glacé.