Au creux de la colline où le temps ne pénètre,
Très pur est le silence à l'aube suscité.
Dans ce repli de l'âme, à l'oubli incité,
Je n’attends que le jour éclos sur la fenêtre.
Cigales éperdues, avides de renaître...
Ma lourde nuit aspire à la chaleur d'été,
Quand s'élève enivrant cet effluve irrité
Des pinèdes de feu qui se consument d’être.
Jusque sous le soleil enfin épanoui
Que s’ouvre, ensorcelé, le tombeau ébloui
Où secrète frémit la source qui suinte.
Qu’issu des profondeurs un souffle messager,
Quand une voix nocturne en mon ombre chuinte,
Anime à tout instant ce monde passager.