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Cette neige a tissé, en sa chute assoupie,
Un cocon de silence où la nuit douce songe.
Revient ce qui ne dure et passe comme un songe,
Décembre illuminé pour une fête pie.
Guirlandes et sapins, et dans nos cœurs tapie
La folle illusion qu’à jamais se prolonge,
Comme un conte enchanté, ce merveilleux mensonge
D’un Eden ici-bas où personne n’expie.
Ah ! Puissions-nous garder, dans une âme enfantine,
Des vieux chants de Noël la musique argentine,
Les magiques veillées au feu du souvenir.
Mais en ces jours comblés de nos plus doux délices,
Peut-on croire un instant au bonheur à venir,
Sans haines ni rancoeurs, sans guerres ni supplices ?
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