PARTIR
moment
brûlant adsorbé
en cette nuit
absorbé
DORMIR ici
Absent ici même
au silence
sans preuves de la musique même
HIER DEMAIN
tu erres
délire fractal
miroir fatal
naissance
inachevée
éperdue
inconnu
chaos muet
DORMIR
Faire
Défaire
Refaire
un lieu
familier pour miroir
de SOI
pour
SOI
PARTIR
Saisir
il voudrait...
la cambrure
du monde
l’AUTRE vivant sans savoir
regard très
lent au bord du geste
au bord de
l’ AUTRE
extrême
enfui déjà
PARS
DORS
immobile immense
infime
voyage
De nulle
part pour nul endroit
intime en
nul miroir
DORMIR
dit à peine la voix
oubliée ma nuit familière
aveugle où je tâtonne
perdu
DORMIR
RIEN
qui vaille le sommeil
ci-gît mi-clos ton
regard
DORMIR
Dors
close
approche approche ton
image
Quelle vie
songe
? |
Un même
monde meut
la parole incertaine
La vie
…
qu’elle d’abondance d’ailes bondisse
insondable
inépuisable
blanche fontaine
de tel magma obscur
vivante
en soi jaillisse
Es-tu
l’intime
chaos abîme
monde
qui
mime
ce que tu
rimes
en tâtonnant
Rien n’est
ultime
en soi sonnant.
Vole,
Vole
jusqu’au
vertige
Oiseau
trompeur
homme
défunt
Sois la puissance qui
voltige
enfin
ample
plume
plonge
Plane
La main
au vide des trésors
palpe la
nuit
la fugitive
celle
qui gît sous
mes remords
au
lieu
clos
qui la captive
Tournoiement spiralé,
trajectoire infaillible
par la force
d’ici
où cette cible attend
vers la blanche fontaine où tout serait
miscible
Ainsi soient
la lumière et l’ombre
en
même temps
De quel tréfonds l’appel
si frêle
sanglots
d’enfants
ensevelis
ventre de nuit
qui les
recèle
jusqu’au matin
de mes oublis
A l'extrême étincelle
se dissipe
l’aura
La fugace
fut celle
que le feu dévora
|
Le clair
reptile au vif prestige
Sa
profondeur
de nuit abonde
en vains éclairs
pâles
décors
Il fait ce
chant qui
crée le
monde
dans les
ténèbres de mon corps
Celui qui me
disculpe
en son
sommeil trompeur
n’est qu’une instable pulpe
que
travaille la peur
qui mène
l’espérance
par des
chemins sans nombre
insoucieux
des transes
sans fin
sans moi
dans
l’ombre
Je meus
l’inaccessible
ni
proche ni
lointain
La trame du
possible
me tisse en un
destin
Si
muette étrangère
glisse glace m’enclos
en cet espace où j’erre
à la nuit des yeux clos
TOI l’éphémère étale
illumine l’ennui
de l’immuable et
pâle
désert nu de minuit
Présence constellée
que le soleil recèle
qu’un
glissement ailé
en silence
révèle
regards
inexpressifs
qui ont le
poids du monde
et changent
successifs
de visage en leur ronde
Mémoire tue
traces du monde
ne jaillit plus qu’en faibles voix
comme tu nais chaque seconde
Toi
l’oublieux qui te
revois
L’aube rêve
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