Dormeuse
énigmatique ici gît, sculpturale…
Tu n’es plus
qu’abandons en ton profond loisir,
Oublieuse en
allée vers un secret plaisir,
Nonchalante inconnue sur ta couche
tombale.
Ta béance
est le seuil d’un étrange dédale
Où tâtonne
et se perd mon anxieux désir,
Et du chaos des
chairs que je ne peux saisir
A l’infini fuyant s’échappe ta
fractale.
Nais-tu
d’une autre nuit quand s'approche la mienne,
Quand file
en mon ciel noir la trace aérienne
D'étincelles en pluie dont s'étoile ma
voûte ?
Alors,
qu’importe peu, pâle magicienne,
De tes prestiges nus la mort
quotidienne
Si de tes profondeurs
le charme pur m'envoûte.