Ce fut
l’unique nuit.
Aux origines
du monde, exaltation des énigmes familières.
J’incrustais, exultant, un à un les éclairs.
D’abord
dessiné, le Lion, puis le Taureau, le Bélier et le Serpent.
Céleste
carte où, docile, tout soleil m’obéissait.
A ce point
de l’Univers, rien que simplicité et certitude.
Je devins
cette nuit révélée.
De ma lenteur d’esprit, pourtant, s’irritait
l’impatient Architecte.
L’avenir
éclairant
surgit alors, sans raisons ni calculs oiseux.
La comète
attendue n’était qu’une invite à la suivre, en son bref passage.
Le Temps
n’était plus, le Livre était écrit :
« Sidéral »
Visqueux, le
plasma originel m’enveloppa, voyageur en partance.
Cela se fit
hors du cirque rocheux où la Vie palpitait,
En cette
nuit unique.
Et se turent
les scintillations…