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Quand tu
venais vers moi, comme j’aimais te voir
Courir joyeux, à travers bois, à perdre
haleine,
Entendre tes abois résonner dans la
plaine,
Sans jamais
me peiner ni ne me décevoir !
Tu fus ce pur destin étrange à concevoir.
Ton monde était celui de l’odeur
souveraine,
D’imperceptibles bruits comme en fait la
phalène,
De fins
frémissements que je vis t’émouvoir.
Qu’aurais-je pu saisir de ton rêve
animal,
Toi, mon troublant reflet, jusqu’à ce soir
fatal
Où tu m’as laissé seul à ma tristesse
extrême ?
Alors que tu gisais, les flancs creusés,
hagard,
Les yeux envahis d’ombre à ce moment suprême,
Tu es
venu vers moi du bout de ton regard.
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