La treille l’espérait sous ses maigres sarments
Où l’hiver en silence a niché sa rudesse.
Mais voici revenu le temps de l’allégresse
Qui réveille ce corps si seul aux bois dormants.
Qu’au ciel tous les oiseaux trillent ces purs moments,
Que chaque fleur murmure expirant sa promesse,
Voici venu ce temps adouci de tendresse
Où l’on s’ouvre à l’amour, aux baisers, aux serments.
L’écho te dira-t-il, en ce printemps propice,
Les mots que j’ai semés au gré du vent complice
Pour toi seule, un matin, oubliant ma rancœur ?
Si t’enivre à nouveau l’odeur des aubépines,
Suivras-tu leur chemin en cueillant aux épines,
Parmi l’effloraison, les lambeaux de mon cœur ?